Expériences artistiques...LZA se dévoile, se met à nu !

Expériences artistiques...LZA se dévoile, se met à nu !
Jules : Et ton premier job ?

Danseuse dans une boîte gay à Montpellier. Ca s'appelait le Rhum club mais ça n'existe plus maintenant. C'était un genre de petit show. Je m'étais créé un petit costume genre ultra sexy tout habillé de plume.

Jules : Tu es dessinatrice et photographe, quelle fut ta première expérience d'artiste ?

Ma première passion artistique est le dessin et j'ai commencé à l'époque du lycée, à faire des autoportraits, des nues de moi dans les plus beaux lieux d'Aix-en-provence, tous les endroits artistiques connus, avec des touristes tout autour. Je me mettais en scène nue endormie parce qu'en fait j'ai la maladie du sommeil, je suis narcoleptique.

Jules : Tu es aussi actrice. Quel fut ton premier rôle au théâtre ?

Au grand théâtre de Genève. C'était plus un opéra qu'une pièce de théâtre, Tannhäuser de Wagner mis en scène par Olivier Py. Je jouais Europe, nymphe de Vénus violée par Zeus, déguisé en taureau et dont le rejeton est le minotaure. Hervé jouait Zeus.

Jules : Et au cinéma ?

Ma première expérience d'actrice cinéma fut aux côtés de Cédric Klapisch dans « Peut-être », vous vous rappelez, Paris sous le sable, c'était bien ! Dans un autre registre, musical cette fois, j'ai également adoré travailler sur les clips de Moby et Indochine.

Jules : Et maintenant, tu as le premier rôle féminin dans le film de HPG : « On Ne Devrait pas Exister », comment cela s'est passé entre l'actrice et le réalisateur / scénariste / acteur ?

Hervé savait vraiment où il voulait m'emmener dans le film, il a su me guider et me mettre en confiance. Une fois cette confiance acquise, il m'a alors demandé de tenter des choses, d'être libre devant lui et devant la caméra. Dans la vraie vie d'ailleurs, nous avons déjà cette liberté vis-à-vis de l'autre et cette envie de tenter des choses avec l'être aimé... Mais cette fois-ci, il ne s'agissait plus de la vie réelle mais bien d'une fiction qu'HPG a imaginée et écrite, où l'on doit d'abord s'approprier le texte avant de prétendre à cette liberté dans l'interprétation !

*** Jette un coup d'oeil sur Petite LZA ***
# Posté le lundi 24 avril 2006 12:57
Modifié le mardi 09 mai 2006 10:43

Condoman

Condoman
Cette interview Premières Fois nous a dévoilé l'intimité d'LZA mais essayons d'en savoir plus sur le film, sur HPG...

Alors HPG, ton film ? tu pitches ?

LE PITCH DU FILM PAR HPG

Hervé, 37 ans, est acteur de films X. Lassé de ses excès dans ce monde en marge, il décide de raccrocher son costume de Condoman et changer radicalement de vie pour se consacrer au cinéma traditionnel.
Il aborde alors un monde qui lui est inconnu.
Rejeté par ses pairs comédiens, Hervé souhaite furieusement comprendre les règles du jeu. Il rencontre LZA ...

CONDOMAN, LES PREMIERES IMAGES EN EXCLUSIVITE
# Posté le lundi 24 avril 2006 16:46
Modifié le mardi 09 mai 2006 10:59

HPG : mon CV

HPG : mon CV
Tu veux en savoir plus sur HPG, alors planche sur mon CV :


1966. Naissance.

En 1984, il rate son BEP-CAP d'électromécanique. Néanmoins, il obtient 20/20 en gymnastique. Il se dirigera donc vers un métier physique.

En 1988, conscient de son endurance, il passe une audition dans un théâtre érotique. Cela restera le seul casting concluant de sa vie.

En 1990, il tourne son premier film X et devient rapidement l'un des acteurs les plus prolifiques et singuliers de la scène X internationale. Il enchaîne avec stakhanovisme les tournages. Plus de mille à ce jour.

En 1995, il se lance dans la production et la réalisation de courts métrages.
Acteur X pour vous servir oscille entre cinéma d'auteur et comédie. Un appel non dissimulé en direction du cinéma classique. Certains grands de la profession apprécient, d'autres sont consternés.

En 1996, il tourne dans le court métrage La Chambre réalisé par Cédric Klapisch dans le cadre de 3000 scénarios contre un virus.
Il tourne ensuite dans Romance de Catherine Breillat, Baise-moi de Virginie Despentes et Le Pornographe de Bertrand Bonello. Vu ces rôles, il comprend enfin qu'on ne l'attend pas dans le cinéma dit traditionnel et décide de prendre les choses en main.

En 2001, il réalise le court métrage Hôpital Psychiatrique de Garnison et écrit HPG Autobiographie d'un Hardeur, publié aux éditions Hachette Littératures.

En 2002, le 52mn HPG, son vit, son œuvre, étonnant autoportrait Bukowskien, est déprogrammé des chaînes hertziennes suite au scandale qu'il suscite. Il fera le bonheur de nombreux festivals internationaux.
HPG réussit ainsi le difficile pari d'être reconnu à la fois dans le circuit du X et dans celui du cinéma traditionnel. La Cinémathèque Française lui consacre deux soirées.

En octobre 2005, Olivier Py fait appel à HPG et à sa compagne, l'actrice et mannequin LZA, pour une sulfureuse prestation dans l'opéra Tannhäuser, joué au Grand Théâtre de Genève.

ON NE DEVRAIT PAS EXISTER est son premier long-métrage. Il est projeté dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs 2006.
# Posté le lundi 24 avril 2006 17:22
Modifié le mardi 09 mai 2006 11:41

Rencontre HPG et BB

Rencontre HPG et BB
Après avoir travaillé ensemble sur le film, HPG et BB se retrouvent pour en parler...

MAIS NON PAS Brigitte Bardot, BERTRAND BONELLO,
Réalisateur du "PORNOGRAPHE", "TIRESIA" et plus récemment "THE DOLL IS MINE" !

BB : Pourquoi ce titre « ON NE DEVRAIT PAS EXISTER » ?

HPG : J'avais l'impression que ce serait radical et clair pour décrire le comportement des organes de la société vis-à-vis de tout ce qui est hors format, hors réglementation et qui ne correspond ni au bien pensant ni à l' « alternatif officiel »... De par un mode de vie, une vision du monde ou un mode de survie dans la société, beaucoup de personnes ont le sentiment que ça en arrangerait pas mal s'ils n'existaient pas...
Et puis, ça en rassure d'autres, comme les comédiens des grandes écoles de théâtre et de cinéma, à qui Hervé dit dans le film qu'ils jouent mal ! Voir quelqu'un comme Hervé qui n'a suivi aucun cours, qui ne représente aucune institution et qui se permet de les critiquer, de se vanter ou de se galvauder devant eux, les interpelle et les dérange. C'est bien sûr le personnage d'Hervé qui parle.

BB : Le film semble mélanger autobiographie et fiction, qu'en penses-tu ?

HPG : On pourrait croire en effet à l'autobiographie en imaginant que j'ai réuni des personnes très proches de mon univers et que nous sommes partis dans l'improvisation la plus totale mais ce n'est pas le cas, toutes les scènes sont écrites. La séquence avec toi à la Cinémathèque en est un bon exemple. Je te demande de jouer ton propre rôle et d'interpréter au cordeau le texte que j'ai écrit pour toi. Paroxysme de la fiction, le spectateur croit découvrir ton point de vue de réalisateur en mode documentaire alors que tout est joué et que l'on te fait dire, en tant que comédien, un texte peut être éloigné de tes convictions personnelles.
A partir du moment où tu essayes d'être sincère, d'échapper aux contraintes artistiques et aux bons conseils qu'on te donne, tu te tournes vers toi-même et cela peut devenir de l'autofiction. Mais j'évite de sombrer dans ce piège facile. Dans mon travail, les dialogues sont écrits.

BB : Et en même temps, je m'appelle Bertrand. J'ai fait LE PORNOGRAPHE. Il y a des pistes. Le film échappe à tout. Il y a un repère du coté d'un certain cinéma italien ; entre Ferreri pour l'excès et les premiers films de Nanni Moretti.

HPG : Je n'ai pas trop conscience du coté hors champ du film. J'ai une certaine asociabilité qui entraîne une inculture et peu de références. Si le côté tragi-comique du film, qui était important pour moi, rappelle le cinéma italien, j'en suis heureux.

BB : Qui est le personnage d'Hervé ? Pourquoi personne ne veut l'entendre ?

HPG : Un homme prisonnier de ses réflexes, acquis après 20 ans d'excès, qui le rendent totalement incapable de sociabilité malgré une envie profonde de comprendre l'autre et de changer de vie pour la modération. La façon qu'il a de s'adresser aux autres et de se faire comprendre est maladroite. Il en devient touchant. On lui dit alors « si tu t'y prenais mieux, avec plus d'élégance et en criant moins, on t'écouterait plus. »

BB : La manière dont tu gères le film ce n'est pas de raconter ta vie, mais de poser des questions. Le film en pose tout le temps.

HPG : J'ai le sentiment qu'un acteur en a plus à apprendre sur les chemins de traverse que dans les écoles de cinéma ...

BB : T'es venu me chercher sur le mode : « Tu me prends dans ton film, je te prends dans le mien ».

HPG : Oui, enfin, tu me prends pour me masturber devant un âne dans un coin de l'écran. J'espérais me grandir dans le traditionnel, et à la finale on me rabaisse ! Je me suis dit : « Hervé, on ne t'attend pas dans le Septième art. »

BB : Est-ce qu'il vaut mieux mentir, ou vaut-il mieux se placer du côté de la roche brute, sur laquelle la caméra va se précipiter ? Ce sont deux manières de voir les choses.

HPG : Tout dépend ce que recherche le réalisateur, la mise en scène d'une vérité qui n'existe pas ? Un rêve qu'il va faire exister ? En même temps un film ce n'est pas le journal télévisé.

BB : Alors, est-ce que tu souhaites changer radicalement de vie comme tu le dis ?

HPG : Radicalement de vie ? C'est le personnage qui dit ça. Mais pour moi, non absolument pas. J'assume totalement. C'est merveilleux, vive le cinéma tel que je le pratique sous différentes formes.

BB : Il n'y a donc aucune différence pour toi entre un film X et un film traditionnel ?

HPG : A part la représentation sexuelle... L'important c'est de bien ou de mal jouer, de dire quelque chose ou pas. La différence fondamentale c'est la qualité, l'intérêt et la passion qu'on met dans les choses. Le mauvais goût ne me fait pas peur. L'histoire a son importance, mais le plus important, c'est la façon de la mettre en scène parce que les histoires ont déjà été racontées...
Sur le tournage, ma liberté faisait peur. On me donnait des conseils sur comment me comporter devant une caméra. On me parle de liberté mais le seul truc qui fait peur c'est de voir quelqu'un de libre devant la caméra.

BB : Il y a la séquence avec Rachida Brakni et Marilou Berry. Avec cette scène, on est au-delà de l'improvisation, à la limite de la performance. Au bout d'un moment il y a l'oubli de tout.

HPG : Je vous ai demandé de m'aider, j'étais comme un petit garçon. Je voulais que la scène soit un constat d'échec pour Hervé. Quand ma directrice de production m'a dit que la scène était ratée, je l'ai virée.

BB : Je ne sais pas ce qui s'est passé, certaines prises duraient jusqu'à 30 minutes !

HPG : Mais c'est ça être courageux, ne pas savoir où on va. Moi j'essayais d'être libre avec vous, de vous demander de faire au mieux .Et vous vous êtes évertués à me sortir de ce mauvais pas.
Mais pourquoi cela fait peur que j'essaie de me planter devant une caméra ? Je parlais juste de quelqu'un qui a des problèmes de sociabilité et qui n'arrive pas à rentrer en communion avec les autres.

BB : Le personnage féminin central du film est interprété par LZA, ta compagne dans la vie. Parle nous de ce personnage ?

HPG : LZA va provoquer chez Hervé un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti auparavant. Est-ce de l'amour, de l'affection, de la tendresse, on ne sait pas trop, ce que l'on sait c'est que ce type d'émotion est tout nouveau pour lui, impossible jusqu'alors dans un quotidien excessif ne laissant place qu'à l'artificiel, entre prostitution et addiction. L'amour comme remède à l'excès...ou plutôt comme un moyen d'entendre ses quatre vérités et de prendre conscience, au contact de l'autre, du chemin à parcourir pour prétendre à un mieux être.

BB : Nous n'en avons jamais parlé, mais il y a cette avant-dernière séquence avec LZA. J'aimerai bien savoir comment vous l'avez tournée.

HPG : J'ai essayé d'accroître avec LZA le domaine de liberté que j'ai déjà avec elle dans ma vie privée, de tenter des choses parce que l'être en face de moi est un être aimé. J'ai trouvé qu'elle jouait très bien, mais si elle avait mal joué, je l'aurai quittée. J'aime LZA car j'admire son travail.
Mon plus gros travail a été de la mettre en confiance, de lui dire de ne pas être comme les autres, d'être libre en face de moi. Je ne lui ai rien imposé.

BB : Donc tu ne crois pas à l'artifice ?

HPG : Si, j'y crois beaucoup. Il faut montrer que l'on sait qu'il existe et que l'on en joue et surtout ne pas se cacher derrière.
# Posté le lundi 24 avril 2006 17:49
Modifié le mardi 09 mai 2006 13:08

La BA du film ON NE DEVRAIT PAS EXISTER

La BA du film ON NE DEVRAIT PAS EXISTER
Découvre en première exclusivité la bande-annonce du film
Mate la Bande Annonce
# Posté le mardi 25 avril 2006 06:24
Modifié le mardi 09 mai 2006 11:13